Lors d'un contrôle routier, la terminologie peut prêter à confusion. On vous demande de "souffler dans le ballon", mais savez-vous que le résultat affiché n'a pas toujours la même valeur juridique ? Pour éviter les mauvaises surprises, il est crucial de distinguer le dépistage de la mesure officielle.
L'éthylotest : le simple outil de dépistage
L'éthylotest (qu'il soit chimique ou électronique) est utilisé pour détecter la présence d'alcool. Son rôle est binaire : il indique si vous êtes au-dessus ou en dessous du seuil légal. Cependant, l'éthylotest ne suffit pas à lui seul pour dresser un procès-verbal ou retirer des points. C'est un indicateur de probabilité qui justifie la suite de la procédure.
L'éthylomètre : la preuve légale
Si l'éthylotest est positif, les forces de l'ordre font appel à un éthylomètre. C'est un appareil de mesure de précision, soumis à une vérification annuelle stricte. Contrairement au premier outil, l'éthylomètre donne un chiffre exact exprimé en milligrammes par litre d'air expiré (mg/l). C'est ce chiffre, et lui seul, qui sera retenu par le tribunal en cas de poursuites.
- Ethylotest : Dépistage (Oui/Non)
- Ethylomètre : Mesure précise et légale (0,25 mg/l par exemple)
La marge d'erreur technique
Parce qu'aucun appareil n'est infaillible, la loi prévoit une marge d'erreur réglementaire lors de la mesure à l'éthylomètre. En général, une marge d'environ 8 % est déduite du résultat brut en faveur du conducteur. Cela signifie que si l'appareil affiche 0,27 mg/l, le taux retenu pourrait descendre à 0,25 mg/l, vous plaçant juste à la limite légale.
Conseil de l'expert :
En cas de contrôle positif à l'éthylomètre, vous avez le droit de demander un second souffle après un délai de quelques minutes. Si vous pensez que votre pic d'alcoolémie est passé et que votre taux descend, ce second test peut parfois vous sauver la mise.