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Le facteur génétique : pourquoi certains tolèrent mieux l'alcool ?

Publié le 18/12/2025 (Mis à jour le 01/01/1970)

Nous ne sommes pas égaux face à l'éthanol. Découvrez comment votre patrimoine génétique influence la vitesse à laquelle votre foie détoxifie l'alcool.

Vous avez sans doute remarqué que certaines personnes semblent "marquer" physiquement dès le premier verre, tandis que d'autres ne présentent aucun signe d'ivresse. Loin d'être une simple question d'entraînement, cette différence prend racine dans votre ADN et l'efficacité de vos outils de nettoyage internes.

Le duo enzymatique ADH et ALDH

Le métabolisme de l'alcool repose sur deux étapes clés. D'abord, l'enzyme ADH transforme l'alcool en acétaldéhyde (toxique). Ensuite, l'enzyme ALDH transforme ce poison en acétate (inoffensif). La vitesse de ce processus varie d'un individu à l'autre selon les variantes de gènes héritées de ses parents.

L'hypersensibilité : le cas du "Flush Syndrome"

Certaines populations, notamment en Asie de l'Est mais aussi en Europe, possèdent une variante génétique qui rend l'enzyme ALDH très lente. L'acétaldéhyde s'accumule alors massivement, provoquant des rougeurs au visage, des palpitations et des nausées immédiates. C'est un mécanisme d'auto-protection naturel du corps contre l'alcoolisme, car la consommation devient physiquement pénible.

  • Variante rapide de l'ADH : L'alcool est transformé trop vite en toxine.
  • Variante lente de l'ALDH : La toxine stagne dans le sang.

Conseil de l'expert :

Si vous savez que vous "marquez" vite ou que vous récupérez très difficilement, votre coefficient d'élimination est probablement dans la fourchette basse (0,10g/h). Utilisez notre simulateur en visant toujours une marge de sécurité supplémentaire avant de reprendre le volant.

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