Depuis 2015, la loi française est devenue extrêmement stricte pour les détenteurs d'un permis probatoire. L'objectif est clair : dissocier totalement l'alcool de la conduite chez les conducteurs novices, statistiquement les plus touchés par les accidents de la route.
Le seuil fatidique : 0,2 g/l de sang
Pour un jeune conducteur, la limite légale est de 0,2 gramme par litre de sang (ou 0,10 mg par litre d'air expiré). Pour beaucoup, cela correspond à zéro verre d'alcool.
Pourquoi 0,2 et pas 0 ?
Ce seuil permet de tolérer la présence naturelle d'alcool dans certains aliments (fruits très mûrs) ou l'utilisation de sprays buccaux, mais il ne permet aucune consommation de boisson alcoolisée standard (verre de vin, bière, shot).
Les sanctions immédiates
Si vous êtes contrôlé au-dessus de 0,2 g/l, les conséquences sont lourdes et immédiates :
- Retrait de 6 points : Si vous êtes dans votre première année de permis, vous perdez la totalité de vos points. Le permis est invalidé d'office.
- Amende forfaitaire de 135 € : Une sanction financière qui peut grimper en cas de retard de paiement.
- Immobilisation du véhicule : Vous ne repartez pas au volant.
- Suspension de permis : Jusqu'à 3 ans selon la décision du préfet ou du juge.
Le piège de la première année
C'est l'aspect le plus cruel de la loi : en première année de permis probatoire (crédit de 6 points), un seul verre entraîne l'annulation du permis. Il n'est alors pas possible d'effectuer un stage de récupération de points car le solde tombe à zéro instantanément. Il faut alors repasser le code et la conduite après un délai de 6 mois.