À poids égal et pour le même nombre de verres, une femme présentera presque systématiquement un taux d'alcoolémie plus élevé qu'un homme. Ce n'est pas une question de "résistance" ou de volonté, mais une réalité purement biologique intégrée dans les calculs de notre simulateur via la cinétique de Widmark.
Le rôle crucial de la composition corporelle
L'alcool a une affinité particulière pour l'eau : on dit qu'il est hydrophile. Une fois ingéré, il se répartit dans l'eau totale de l'organisme. Or, la composition corporelle varie naturellement selon le sexe :
- En moyenne, le corps d'un homme est composé de 60 à 70% d'eau.
- Le corps d'une femme contient environ 50 à 60% d'eau, en raison d'une proportion naturellement plus élevée de tissus adipeux.
Le coefficient de diffusion (r)
Dans la formule de Widmark, ce paramètre est noté r. Pour un homme, ce coefficient est généralement de 0,7, tandis qu'il tombe à 0,6 pour une femme. Cette différence de 15% explique pourquoi le pic d'alcoolémie est atteint plus rapidement et de manière plus intense chez la gent féminine. De plus, certaines études suggèrent que l'enzyme responsable de la première dégradation de l'alcool dans l'estomac (l'alcool déshydrogénase) est moins active chez les femmes.
Une élimination tout aussi lente
Si le taux monte plus haut, l'élimination, elle, suit la même pente linéaire pour tout le monde (environ 0,10g à 0,15g par heure). Cela signifie qu'une femme mettra souvent plus de temps à revenir à un taux nul, simplement parce qu'elle est partie de plus haut. C'est un paramètre essentiel à prendre en compte avant de reprendre le volant, et c'est précisément pour cela que notre simulateur vous demande cette information dès le départ.